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Vie à Nazareth au quotidien
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Les enfants à la synagogue

 

Voici Joseph à son banc, revêtu de son Tallith aux offices où l’on sort la Loi, mais habillé simplement de son meilleur vêtement pour les autres occasions. Il a la tête couverte, en signe de soumission et de crainte devant l’Eternel, mais aussi comme une parure et une distinction, évoquant la prédestination d’Israël que Dieu couronne de gloire.

 

A côté de lui un enfant, la tête également couverte, tantôt attentif à la célébration du culte, tantôt distrait et fatigué par ces prières qui lui paraissent souvent interminables dans une langue qu’il ne connaît pas. Il est comme tous les jeunes juifs que l’on mène à la synagogue avant qu’ils n’aient appris l’hébreu. Il y baigne dans une atmosphère qui tantôt lui semble prenante, tantôt lui est fastidieuse. Lorsque Joseph, le samedi matin, revêtu du châle de prières, est appelé à la Tora pour lire un passage de la parasha de la semaine, ses petits yeux s’écarquillent et il demeure admiratif et se met à côté de la place vide. D’autres fois, avec les camarades de son âge, il se faufile inaperçu au milieu des grandes personnes, il joue à cache-cache sur les marches de la Teba. Tantôt recueilli et tantôt turbulent, il rêve au moment de sa majorité religieuse, de sa Bar-Mitswa, de ses treize ans, où il pourra officier et réciter l’office sabbatique du commencement à la fin.

 

Telle est la complexité des sentiments ressentis par Jésus, quand, à côté de Joseph, il entre dans la synagogue, et se prépare à assister à la prière de son père. La synagogue, c’est à la fois le lieu réel où les enfants, ses camarades, s’émerveillent ou bien s’ennuient, attentifs ou turbulents, marmonnant des bribes de prières dans une langue qu’ils connaissent peu, ou chahutant comme font les écoliers quand ils ont du mal à suivre. Mais c’est aussi le lieu de transfiguration où tout mot a sa résonance, toute mimique sa nécessité, toute heure sa signification. Maison des bâtisseurs du temps, maison du modèle de la prière, maison où l’atmosphère est dense de tout le poids de la vie, exaltante de toutes ses joies, et chargée de tous ses secrets.

 

Qu’on imagine l’enfant Jésus participant à tant de simplicité familière en même temps qu’à tant de mystère, pénétrant dans cet univers à la fois banal et sublime. Il commence alors à subir, et sans doute accepter la fatalité d’Israël…

 

La cérémonie juive, de même, remet l’homme, si l’on peut dire, dans le bain des évènements d’autrefois. Et ceci se marque de façon parfois naïve, mais toujours prenante et vraie, par la participation des fidèles aux rites de célébration.

 

Prenons l’exemple de Pourim, la fête d’Esther. La plus grande partie du service consacré à glorifier la victoire du juif Mardochée sur Aman, le persécuteur, consiste en un récit, que lit publiquement l’officiant : c’est la Meguilla d’Esther. Au cours de cette lecture, l’auditoire n’est pas résigné ni passif. Il n’est pas dans la situation de l’élève qui entendant rabâcher une histoire trop connue et dont il sait la conclusion, est somnolent et distrait. Il participe au récit, qui constitue encore pour lui une aventure ou un drame. Il vibre à ses épisodes. Il craint que cela ne tourne mal et que Mardochée ne succombe ou qu’Esther ne soit répudiée. De tout son influx nerveux, de tout son élan psychique, il s’efforce de contribuer à la défaite d’Aman – en sachant d’ailleurs qu’Aman est peut-être le précurseur des persécuteurs à venir – Et ceci se marque en un geste, en une mimique que les enfants rassemblés dans la synagogue accomplissent bruyamment. Ils chahutent Aman comme ils feraient pour un maître détesté ou pour un mauvais camarade : et chaque fois qu’au cours du récit de la Mepuilla, le nom abhorré est cité on entend dans la synagogue une sorte de roulement brutal : ce sont les enfants qui trépignent, comme si Aman était présent, et comme s’il fallait l’effrayer. Peut-être pourrait-on imaginer qu’au début du culte chrétien, avant la séparation de la Synagogue et de l’Eglise, des enfants juifs ralliés à Jésus aient éprouvé la tentation de trépigner pareillement chaque fois qu’en l’office de Pâques revenait le nom de Judas.

 

 


 

Par Robert Aron (D.D.B.)


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