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Les appels d'une mère
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La présence particulière de Marie au Concile Vatican II

1. Je voudrais réfléchir aujourd'hui sur la présence particulière de Marie dans un événement ecclésial qui est sûrement le plus important de notre siècle : le Concile œcuménique Vatican II, ouvert par le Pape Jean XXIII le matin du 11 octobre 1962, et conclu par Paul VI le 8 décembre 1965.

Une tonalité mariale particulière caractérise en effet les Assises conciliaires dès leur indiction.

- Déjà dans sa Lettre apostolique Celebrandi Concilii œcumenici, mon vénéré prédécesseur, le Serviteur de Dieu Jean XXIII, avait demandé que l'on recoure à la puissante intercession de Marie, « Mère de la grâce et Patronne céleste du Concile »[1].

- Puis, en 1962, en la fête de la Purification de Marie, le Pape Jean XXIII fixait l'ouverture du Concile au 11 octobre ; il expliquait qu'il avait choisi cette date en souvenir du grand Concile d'Éphèse qui, précisément à cette date, avait proclamé Marie : « Theotokos, Mère de Dieu »[2].

- Et dans son discours d'ouverture, le Pape confiait le Concile à celle qui est le « Secours des chrétiens, le Secours des évêques », et il implorait son assistance maternelle pour un heureux déroulement des travaux conciliaires[3].

- C'est également vers Marie que les Pères conciliaires dirigent expressément leur pensée dans leur Message au monde, à l'ouverture du Concile. Ils affirment : « Nous, successeurs des Apôtres, tous unis dans la prière avec Marie, la Mère de Jésus, nous formons un seul Corps apostolique »[4], se rattachant ainsi, par cette communion avec Marie, à l'Église des origines qui attendait l'Esprit Saint (cf. Ac 1, 14).

 

2. Lors de la seconde session du Concile, on proposa d'introduire l'exposé sur le Bienheureuse Vierge Marie dans la Constitution sur l'Église.

Une initiative qui, bien qu'elle fût expressément recommandée par la Commission théologique, suscita des opinions divergentes.

Certains, considérant que cette initiative était insuffisante pour souligner la mission tout à fait spéciale de la Mère de Jésus dans l'Église, soutenaient que seul un Document à part pouvait exprimer la dignité, la prédominance, la sainteté exceptionnelle et le rôle singulier de Marie dans la Rédemption accomplie par son Fils. Plaçant en outre Marie, d'une certaine manière,  au-dessus de l'Église, ils craignaient que ce choix d'insérer la doctrine mariale dans le traité sur l'Église ne mette pas suffisamment en évidence les privilèges de Marie, et ramène sa fonction au niveau de celle des autres membres de l'Église[5].

Au contraire, d'autres se prononçaient en faveur de la proposition de la Commission théologique visant à inclure en un unique Document la doctrine sur Marie et sur l'Église. Selon ces derniers, ces réalités ne pouvaient être séparées dans un Concile qui se proposait de redécouvrir l'identité et la mission du Peuple de Dieu, et qui devait donc montrer leurs liens étroits avec celle qui est le type et l'exemple de l'Église par sa virginité et sa maternité. En effet, en sa qualité de membre éminent de la communauté ecclésiale, la Bienheureuse Vierge occupe une place spéciale dans la doctrine de l'Église. De plus, en mettant l'accent sur le lien existant entre Marie et l'Église, on rendait la doctrine mariale proposée par le Concile plus compréhensible pour les chrétiens de la Réforme[6].

En exprimant des positions doctrinales différentes, les Pères conciliaires, animés d'un même amour pour  Marie, tendaient ainsi à privilégier des aspects différents de sa personne. Les uns contemplaient Marie principalement dans sa relation au Christ, les autres la considéraient plutôt comme membre de l'Église.

 

3. Après une discussion doctrinalement riche, attentive à la dignité de la Mère de Dieu et à sa présence particulière dans la vie de l'Église, on décida d'inclure le traité marial dans le Document conciliaire sur l'Église[7].

Le nouveau schéma sur la Bienheureuse Vierge Marie, élaboré afin qu'il fût intégré dans la Constitution dogmatique sur l'Église, manifeste un réel progrès doctrinal.

L'accent mis sur la foi de Marie, ainsi que la préoccupation plus systématique de fonder la doctrine mariale sur l'Écriture, constituent des éléments importants et utiles pour enrichir la piété et le respect du peuple chrétien pour la Bienheureuse Mère de Dieu.

En outre, avec le temps, le danger de « réductionnisme », que redoutaient certains Pères, s'est avéré sans fondement : la mission et les privilèges de Marie ont été très largement réaffirmés ; sa coopération au plan divin de salut a été mise en relief ; l'harmonie de cette coopération avec l'unique médiation du Christ est devenue plus évidente.

De plus, le Magistère conciliaire proposait pour la première fois à l'Église un exposé doctrinal sur le rôle de Marie dans l'œuvre de la Rédemption accomplie par le Christ et dans la vie de l'Église.

Nous devons donc considérer ce choix des Pères conciliaires, qui s'est révélé très fécond pour le travail doctrinal qui a suivi, comme une décision vraiment providentielle.

 

4. Les sessions conciliaires ont montré le souhait de nombreux Pères d'enrichir encore la doctrine mariale par d'autres affirmations sur le rôle de Marie dans l'œuvre du salut. Le contexte particulier dans lequel se déroula le débat mariologique au Concile Vatican II ne permit pas de répondre à ces vœux - bien qu'ils fussent argumentés et assez largement partagés - mais l'ensemble de la réflexion conciliaire sur Marie demeure vigoureux et équilibré, et ces thèmes, même s'ils n'ont pas été pleinement accueillis, ont occupé une place importante dans l'ensemble de la réflexion.

- Ainsi, les hésitations de certains Pères face au titre de « Médiatrice » n'ont pas empêché le Concile d'utiliser une fois ce titre et d'affirmer en d'autres termes la fonction médiatrice de Marie, de son consentement donné à l'annonce de l'Ange jusqu'à sa maternité dans l'ordre de la grâce (cf. Lumen gentium, 62).

- De plus, le Concile affirme sa « coopération absolument sans pareille » à l'œuvre qui restaure la vie surnaturelle dans les âmes (LG, 61).

- Enfin, même s'il évite d'employer le titre de « Mère de l'Église », le texte de Lumen gentium souligne clairement la vénération que l'Église porte à Marie en tant que Mère très aimante.

De tout l'exposé du chapitre VIII de la Constitution dogmatique sur l'Église, il ressort clairement que les précautions employées en matière de terminologie n'ont pas empêché que l'on expose une doctrine fondamentale très riche et très positive, expression de la foi et de l'amour que l'Église porte à celle qu'elle reconnaît comme Mère et Modèle de sa vie.

 

Par ailleurs, les différents points de vue des Pères, qui sont apparus au cours du débat conciliaire, se sont révélés providentiels car, se fondant en une composition harmonieuse, ils ont donné à la foi et à la dévotion du peuple chrétien, une présentation plus complète et plus équilibrée de l'admirable identité de la Mère du Seigneur et de son rôle exceptionnel dans l'œuvre de la Rédemption.

 


[1] 11 avril 1961, AAS 53 [1961], 242

[2] Motu proprio Concilium : AAS 54 [1962],67-68

[3] AAS 54 [1962], 795

[4] Acta synodalia, I, I, 254

[5] Acta synodalia, II, III, 338-342

[6] Acta synodalia, II, III, 343-345

[7] cf. Acta synodalia, II, III, 627


Pape Jean Paul II,

Audience générale du 13 décembre 1995,

Traduction de la documentation catholique, 21 janvier 1996, N° 2130

 

 

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