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La Prière à Marie
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Le Christ roi de l'univers (Pie XI)

« La paix du Christ par le règne du Christ ».

Elu pape en 1922, La première encyclique de Pie XI, Ubi arcano Dei consilio (23 décembre 1922), appelle la paix du Christ par le règne du Christ :

 

« La tâche qui s'impose avant toute autre, c'est la pacification des esprits. Il y a bien peu à attendre d'une paix artificielle et extérieure qui règle et commande les rapports réciproques des hommes comme ferait un code de politesse ; ce qu'il faut, c'est une paix qui pénètre les cœurs, les apaise et les ouvre peu à peu à des sentiments réciproques de charité fraternelle. Une telle paix ne saurait être que la paix du Christ [...] car il fut le premier à dire aux hommes : Vous êtes tous des frères (Mt 23, 8). [...] Le retour de la paix chrétienne est impossible hors de ce règne : la paix du Christ par le règne du Christ.  » (Pie XI, Ubi arcano Dei consilio)

 

« Contre la peste du laïcisme »

Trois ans plus tard, Pie XI institue la fête du Christ roi en réponse à la « peste de notre époque... le laïcisme » (encyclique Quas primas n° 18, le 11 décembre 1925).

Le laïcisme, au début du XX° siècle, revêt alors plusieurs formes dont voici deux exemples très différents : les lois Calles au Mexique qui cherchent à priver l'Eglise de toute influence dans l'éducation et dans la vie publique ; l'Action française qui veut développer un nationalisme monarchiste d'inspiration païenne.

A notre époque encore, dans les démocraties, de nombreuses lois sont votées contre la loi naturelle, contre le décalogue, et donc contre le règne du Christ.

 

Quelques extraits de l'encyclique :

 

Pie XI rappelle le message de l'Archange Gabriel à la Vierge Marie : elle engendrera un fils à qui le Seigneur Dieu donnera le trône de David ; il régnera éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n'aura point de fin [Lc 1, 32-33].

 

« Dès lors, confirme Pie XI, faut-il s'étonner qu'il soit appelé par saint Jean le Prince des rois de la terre [Ap 1, 5] ou que, apparaissant à l'Apôtre dans des visions prophétiques, il porte écrit sur son vêtement et sur sa cuisse: Roi des rois et Seigneur des seigneurs [Ap 19, 16]. Le Père a, en effet, constitué le Christ héritier de toutes choses [He 1, 1] ; il faut qu'il règne jusqu'à la fin des temps, quand il mettra tous ses ennemis sous les pieds de Dieu et du Père [1Co 15, 25]. » (Pie XI, Quas primas N° 6)

 

Cependant nous ne devons jamais oublier que le Royaume de Jésus-Christ n'est pas de ce monde, et chaque fois que la foule voudra le faire roi, Jésus se dérobera. Puis, lorsque devant Pilate il affirmera sa Royauté, Jésus ajoutera immédiatement que son royaume n'est pas de ce monde. Et Pie XI précise, dans son encyclique :

 

« Ce royaume s'oppose uniquement au royaume de Satan et à la puissance des ténèbres; à ses adeptes il demande non seulement de détacher leur cœur des richesses et des biens terrestres, de pratiquer la douceur et d'avoir faim et soif de la justice, mais encore de se renoncer eux-mêmes et de porter leur croix. C'est pour l'Église que le Christ, comme Rédempteur, a versé le prix de son sang ; c'est pour expier nos péchés que, comme Prêtre, il s'est offert lui-même et s'offre perpétuellement comme victime : qui ne voit que sa charge royale doit revêtir le caractère spirituel et participer à la nature supraterrestre de cette double fonction ? » (Pie XI, Quas primas N° 11)

 

Pie XI peut alors faire siennes les paroles de Léon XIII :

 

« Son empire ne s'étend pas exclusivement aux nations catholiques ni seulement aux chrétiens baptisés, qui appartiennent juridiquement à l'Église même s'ils sont égarés loin d'elle par des opinions erronées ou séparés de sa communion par le schisme ; il embrasse également et sans exception tous les hommes, même étrangers à la foi chrétienne, de sorte que l'empire du Christ Jésus, c'est, en stricte vérité, l'universalité du genre humain. »[1] (Pie XI, Quas primas N°13)

 

À son tour, Pie XI peut décider :

 

« C'est ici Notre tour de pourvoir aux nécessités des temps présents, d'apporter un remède efficace à la peste qui a corrompu la société humaine. Nous le faisons en prescrivant à l'univers catholique le culte du Christ-Roi. La peste de notre époque, c'est le laïcisme, ainsi qu'on l'appelle, avec ses erreurs et ses entreprises criminelles. » (Pie XI, Quas primas N° 18)

 

« La fête, désormais annuelle, du Christ-Roi Nous donne le plus vif espoir de hâter le retour si désirable de l'humanité à son très affectueux Sauveur... En conséquence, en vertu de Notre autorité apostolique, Nous instituons la fête de Notre-Seigneur Jésus-Christ-Roi. Nous ordonnons qu'elle soit célébrée dans le monde entier, chaque année, le dernier dimanche d'octobre, c'est-à-dire celui qui précède immédiatement la solennité de la Toussaint. Nous prescrivons également que chaque année, en ce même jour, on renouvelle la consécration du genre humain au Sacré Cœur de Jésus, consécration dont Notre Prédécesseur Pie X, de sainte mémoire, avait déjà ordonné le renouvellement annuel... » (Pie XI, Quas primas N° 19)

 


[1] LÉON XIII, Lettre encyclique Annum sacrum, 25 mai 1899 AAS XXXI (1898-1899) 647.

 

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