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Marie dans le Judaïsme, l'Islam et les autres religions
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Le Shabbat et la Vierge Marie

Le Shabbat a trois dimensions principales :

  • Le Shabbat est un jour pour célébrer le Créateur.

  • Entrer dans le Shabbat c'est entrer dans la chambre nuptiale, les noces de l'Alliance entre Dieu et son peuple.

  • Le Shabbat est un jour pour célébrer le Rédempteur.

La mère de Jésus nous conduit à vivre en profondeur ces trois dimensions du Shabbat.

 

Le Shabbat est un jour pour célébrer le Créateur :

Le Shabbat fait cesser une activité. Ce n'est pas seulement pour se reposer (ce n'est pas fatigant d'allumer une lumière) mais pour célébrer le Créateur. Il s'agit de relativiser le travail, et de le mettre dans la perspective divine.

L'office du premier soir offre la lecture de Genèse 2, 1-3.

« Dieu bénit le septième jour, et Il le sanctifia, parce qu'en ce jour, Il s'abstint de toute Son œuvre qu'Il avait créée en la faisant » (Gn 2, 3)

Dans le qidoush (bénédiction du pain, du vin et du shabbat à la maison avant le repas du soir du shabbat) commence aussi par le passage de Gn 1, 31 à 2, 3.

 

Marie, en qui le dessein créateur s'accomplit, est une célébration vivante du Shabbat. C'est pourquoi Humbertus De Romanis, maître général des moines prêcheurs (dominicains) au XIII° siècle, y trouve un motif de vénérer Marie le samedi :

 

La lumière d'aujourd'hui

a été le jour du repos

de Celui qui a tout créé.

Ainsi a-t-Il trouvé repos en Marie

tandis que par sa voie propre à Lui

la Vierge devient sa demeure.

Alors ont été faites toutes les créatures

tandis qu'aujourd'hui Dieu accomplit

la création de la nature.

Alors il a tout achevé

quand dans la mère de Celui qui nous a créés

il a accompli l'œuvre de la grâce. [1]

 

 

Entrer dans le Shabbat c'est entrer dans la chambre nuptiale, les noces de l'Alliance entre Dieu et son peuple :

Dans la bénédiction centrale de la 'amida de la prière du samedi matin, la liturgie juive rappelle le don de la Loi et le précepte du shabbat comme 'alliance éternelle' entre Dieu et son peuple. L'alliance, depuis le prophète Osée, est vécue comme une noce entre Dieu et son peuple.

 

Le mot shabbat est féminin en hébreu. Cela a permis à la tradition juive d'emprunté le thème de la fiancée, présent dans le Cantique des cantiques[2], pour parler du shabbat. Le shabbat est en effet présenté comme la fiancée d'Israël, symbolisant le mystère d'alliance entre Dieu et son peuple.

 

C'est à la fin du cantique Lekha Dodi que la fiancée-shabbat est accueillie.

Cet hymne a pour refrain :

R : Viens mon bien-aimé, au-devant de ta fiancée,

Le Shabbat paraît ; allons l'accueillir.[3]

Et au moment où la fiancée-shabbat entre dans l'assemblée, cet hymne se conclu par le neuvième couplet :

9. Viens en paix, couronne de ton fiancé,

Viens dans la joie et l'allégresse,

Au milieu des fidèles du peuple élu,

Viens ma fiancée, viens ma fiancée.[4]

 

Roy Schoeman (juif et catholique) voit dans le Lekha Dodi un cantique qui peut s'appliquer presqu'entièrement à Marie.

La Vierge Marie est en effet en totale syntonie avec cette dimension du Shabbat. Elle est la Femme de l'Alliance par excellence. Son Oui est un Oui parfait qui accomplit le Oui d'Israël au Sinaï. Elle est l'Immaculée et « L'enseignement sur l'Immaculée affirme que... l'Alliance de Dieu en Israël n'a pas échoué mais est devenue un rejeton qui dans son épanouissement a donné le Sauveur. »[5].

 

Le Shabbat est un jour pour célébrer le Rédempteur :

 

« Tu te souviendras que tu as été en servitude au pays d'Egypte et que YHWH ton Dieu t'en a fait sortir d'une main forte et d'un bras étendu; c'est pourquoi YHWH ton Dieu t'a commandé de garder le jour du sabbat. (Deutéronome 5, 15)

 

Dieu est le rédempteur, celui qui délivre de la servitude.

La Rédemption trouve en Jésus son accomplissement : Jésus sauve du mal, du péché et de la mort, il apporte la guérison, le bien, la vie éternelle. Chacun de nous pouvons le suivre sur le chemin qu'il nous indique. Au dernier jour, son œuvre rédemptrice resplendira sur toute la création, actuellement soumise à la caducité, qui « gémit dans les douleurs de l'enfantement » et «attend avec impatience la révélation des fils de Dieu» (Rm 8, 19-22).

 

Jésus avait opéré de nombreuses guérisons le jour du Shabbat.

Jésus est mort le soir du vendredi : à l'entrée du Shabbat.

La mort de Jésus est d'une certaine manière un repos. Jésus observe le shabbat jusque dans sa mort. Et Jésus a permis que les autres observent le shabbat.

En ce grand shabbat, il a cependant réalisé l'œuvre qu'il est permis de faire le jour du shabbat[6], sauver l'humanité en danger de mort en la rejoignant dans la mort.

Tandis que le Shabbat est un avant-goût du paradis (le chant du Mizmor Shir appelle le Shabbat éternel), Jésus réalise pleinement cette dimension du Shabbat et déclare au larron repentant : « En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis. » (Lc 23, 43)

 

En tant qu'elle est toute sainte, immaculée, et en tant qu'elle est le fruit de la Rédemption du Christ, Marie est une célébration vivante du Shabbat.

De plus, la Vierge Marie, unie de manière très particulière au mystère pascal (Jn 19, 25-27), est aussi unie de manière particulière au Shabbat vécu par Jésus.

 

Le Shabbat est un jour de bénédiction :

« Dieu bénit le septième jour et le sanctifia » (Genèse 2, 3)

 

La bénédiction du Shabbat est accordée au repos des créatures, là où elles ne se situent pas dans le faire mais dans l'être.

La bénédiction dit à la fois l'engagement de Dieu notre histoire mais aussi sa transcendance absolue : Dieu s'engage dans le monde sans pour autant s'y dissoudre.

La bénédiction correspond à l'accomplissement du créé, et à la multiplication des créatures : « Soyez féconds. » (Gn 1, 28).

Par la bénédiction, Dieu remet la création entre les mains de l'homme, lui en fait le don et l'appelle à participer à son « administration ».

 

Dans l'Evangile, Elisabeth salue Marie en disant :

« Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein! » (Luc 1, 42)

C'est donc un motif de vénérer Marie le samedi :

 

Jour enfin béni,

ce septième jour

aussi appelé jour saint.

Combien tu peux être dite bénite,

nous le savons, o Vierge singulière,

et combien tu es sainte[7].

 

Le Shabbat est un jour de sanctification :

La sanctification est le repos en Dieu.

Par la sanctification, Dieu redit à l'homme que cette participation prend sa source en Lui.

Pour la même raison que précédemment, le samedi est dédié à Marie.


N.B. « Pour les chrétiens, la semaine n'est plus dirigée vers le septième jour [Shabbat], pour y participer au repos de Dieu. Elle commence par le premier jour [dimanche] comme jour de la rencontre avec le Ressuscité [...] et jour de la nouvelle création. »[8].

 


[1] In Quare b.Virgini sabbatum dicatur, §7-10. De vita regulari, II, pp. 73-75

[2] Certaines communautés séfarades psalmodient le Cantique des cantiques en entier ou en partie, pendant l'office de qabalat shabbat.

[3] traduction du Cahier Evangile, prières juives, supplément au n°68, p. 45

[4] idem p. 46

[5] Card. J. Ratzinger, La fille de Sion, édition Parole et Silence 2002, p.79

[6] Le traité Yoma 82 a donné trois circonstances repoussant le shabbat. Premièrement, les prêtres dans le Temple ont le droit d'accomplir ce qui est nécessaire au culte. Deuxièmement, la circoncision d'un nouveau-né, qui doit être faite le huitième jour. Troisièmement, lorsque la vie de quelqu'un est en danger, il est permis d'ignorer la plupart des lois religieuses pour sauver cette vie.

[7] In Quare b.Virgini sabbatum dicatur, § 11-12. De vita regulari, II, pp. 73-75

[8] Benoît XVI, homélie de la veillée pascale, 23 avril 2011


Françoise Breynaert

 

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