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Les appels d'une mère
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Marie et la Paix (dans le Nouveau Testament)

 

Dans l'évangile de Matthieu, Jésus dit à tous les disciples :

« Heureux les artisans de paix, parce qu’ils seront appelés fils de Dieu »

(Mt 5, 9)

 

L'évangile de Luc nous donne d'entrer plus en profondeur dans cette paix :

Cette paix est douceur : après avoir annoncé sa passion, Jésus monte à Jérusalem, un village de Samarie refuse de le recevoir, mais Jésus refuse que ses disciples demandent « le feu du ciel » pour punir ce refus. (Lc 9, 54).

Cette paix chasse le mal : Peu après, Jésus envoie 72 disciples au devant de lui. Il précise :

« En quelque maison que vous entriez, dites d'abord: Paix à cette maison! ... Guérissez ses malades et dites aux gens: Le Royaume de Dieu est tout proche de vous. »

(Luc 10, 5-9)

 

Cette paix chasse les démons :

« Les 72 revinrent tout joyeux, disant: "Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom!" »

(Luc 10, 17)

 

Cette paix est céleste ; la joie de soumettre les démons appartient seulement au monde créé (les démons sont des créatures), les disciples doivent se réjouir d'une joie et d'une paix divine, céleste :

« Réjouissez-vous de ce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »

(Luc 10, 20)

 

La mère de Jésus, la première, est entrée  dans cette paix  divine :

« Réjouis-toi, comblée de grâce ! »

(Luc 1, 28)

 

Comblée de grâce (Lc 1, 28)*, Immaculée Conception diront les catholiques, Marie a été la première à avoir expérimenté la réconciliation, donc la paix avec Dieu, dans le Christ. Elle communie à la paix divine, céleste, comme nous y invite Jésus (Lc 10, 20).

 

La mère de Jésus chasse les démons de la guerre :

Quand l'ange Gabriel lui annonce une maternité de Paix : « Réjouis-toi, comblée de grâce. » (Lc 1,28) et il lui annonce la naissance de Jésus, qui sera « roi » (Lc 1, 33), il fait écho au prophète Zacharie* :

« Exulte avec force, fille de Sion ! [...] Voici que ton roi vient à toi : il est juste et victorieux, humble, monté sur un âne, sur un ânon, le petit d'une ânesse. »

(Za 9,9)

 

Il s'agit de la joie messianique dans un royaume pacifique* (l'ânon du roi est tout l'opposé du cheval de guerre).

 

Marie vit en une époque où les hommes préfèrent faire mourir Jésus et laisser agir Barrabas, l'homme de sang et de révolte (Lc 23,18). Marie porte la paix au milieu des tensions de la guérilla, de la guerre, c'est son mystère : elle porte "l'Emmanuel, Dieu avec nous" (Mt 1, 23).

 

Combien de cœurs vivent sans paix ! C'est pourquoi ils sont désespérés et se combattent, tenaillés par tant de haine ! Combien ont peur des autres et sont agressifs, préventivement ? Combien de peuples se sont résignés à l'idée que la guerre est nécessaire ? Marie rompt ce fatalisme. Elle témoigne haut et fort que « tout est possible à celui qui croit » (Lc 1,37).

L'homme et la femme peuvent renaître à la paix du cœur. Marie a dit Oui à la Parole de Dieu (Lc 1,38) et elle a libéré une force de paix. La Paix s'est incarnée.

 

Dans la maison où elle entre, la mère de Jésus apporte une bénédiction de paix :

Après l'Annonciation, Marie se rend chez Elisabeth, et à sa salutation, dans le sein d'Elisabeth, l'enfant (Jean Baptiste) a tressailli d'allégresse (Lc 1,43-44).

Marie fut une bénédiction pour la maison de sa parente Elisabeth (Lc 1,43-44.56), comme jadis l'arche d'Alliance* « demeura trois mois chez Obed-Edom de Gat, et YHWH bénit Obed-Edom et toute sa famille. » (2Sam 6,11).

Les humbles seront élevés en grande paix, et Marie sera bénie de génération en génération (Lc 1, 48).

A la naissance de Jean Baptiste, son père Zacharie entonne un cantique qui s'achève en chantant que Dieu nous guidera au chemin de la paix (Lc 1, 79).

 

Une paix qui est un don d'en haut :

Marie est bienheureuse (Lc 1, 48) en tant que Mère de Celui qui est notre paix, cette paix dont les anges de Noël chantèrent joyeusement la venue* :

« Paix sur la terre aux hommes qu’il aime » (Lc 2, 13-14)

 

La paix n’est pas seulement une attitude de non-violence et de non-belligérance, c’est un don à recevoir d’en haut, personnellement et intérieurement. Une paix intérieure qui demeure un noyau ferme même au milieu des atrocités. Hérode massacre les enfants de moins de deux ans.

Luc évoque ensuite la misssion de 72 disciples, c'est le nombre traditionnel des nations : les 72 entrent dans les maisons en disant "paix à cette maison". Le mystère de l'Eglise, et celui de Marie, est celui de la fragile charité en qui se trouve tant de force. Une force fragile. Une force capable de vaincre les démons de la guerre.

 

Marie a pratiqué une sagesse pacifique :

Marie a la prudence de fuir la violence d'Hérode qui veut tuer l'enfant (Mt 2, 14).

 

Nous voyons aussi sa non-violence ou patience dans la façon dont elle accepte d'attendre l'heure de Dieu manifestée à Joseph (Mt 2, 19-20), avant de rentrer dans la terre de ses pères (Mt 2, 21), selon un vrai patriotisme.

 

Dans l'évangile de Matthieu, nous voyons Marie et Joseph accueillir des étrangers, des mages, venus adorer Jésus. L'évangile suggère aussi l'ouverture de Marie aux étrangers dans son choix d'habiter une terre inclusive, la Galilée des nations* (Mt 2, 23). Bien que son Fils soit promis à devenir la gloire de son peuple (Lc 2, 32), ce qui était le mieux pour la sécurité de l'enfant était de vivre à Nazareth, dans la Galilée des nations (Mt 2, 23) : dans la partie la plus inclusive du pays...

 

La prière mariale près de la croix, pour la paix :

Au moment de la mort de Jésus, l'étude soigneuse de l'évangile de saint Jean prouve le lien entre Marie et l'unité de la tunique sans couture, le peuple de Dieu. Les fils de Dieu dispersés sont rassemblés, en Jésus et en Marie, dans l'unité  (Jn 11, 51 et Jn 19, 23-27)*.

 

Le Christ, sur la croix, des deux peuples en a fait un seul, faisant la paix par le sang de sa croix (Eph 2,14-16). Il s'agit pour saint Paul des Juifs et des non-Juifs mais il s'agit aussi de toutes sortes de divisions.

Marie a communié à la passion et à l'esprit du Christ.

 

Marie dans l'Eglise de la Pentecôte, Eglise de paix :

Marie était présente au cénacle de la Pentecôte, accueillant les disciples qui avaient fui. Advient alors une nouvelle effusion de l'Esprit Saint, cet Esprit dont les fruits sont la paix, la douceur, la joie... (Ga 5,22).

 

Dans la description du temps de l'Eglise, après la résurrection, l’Apocalypse de saint Jean présente un combat entre le dragon et la Femme, mais c’est un langage imagé, les armes et le combat sont avant tout spirituel (Ap 12) : les disciples sont vainqueurs par le sang de l'Agneau : par Jésus.

 

Chaque visite de Marie dans la prière, chaque sanctuaire, chaque miracle, nous font souvenir de l'épisode de la Visitation. Marie, comme l'arche d'Alliance*, n'encourage pas les superstitions superficielles mais les comportements courageux et justes.

 


F. Breynaert

 

Ces éléments ont été repris dans :

F. BREYNAERT, A l’écoute de Marie, Tome I, Préface Mgr Rey, éditions du Ver luisant, Brive 2007, p. 203-205.

et dans :

Françoise Breynaert, Notre mère, la Reine de la paix, éditions du Paraclet, Brive 2008, p. 14-16.

 

 

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