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Marie remplit le monde
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La Sainte Maison où le Verbe s'est fait chair

(Cf S. Luc, I, 26)

 

Depuis qu'elle fut sanctifiée par le plus ineffable mystère de l'histoire humaine, Nazareth est devenue un sanctuaire.

 

Par suite, dès l'origine de la chrétienté l'amour du Maître et le souvenir de sa vie ont concentré dans ce village mal connu un vif intérêt fait de piété et de vénération. Aussi il apparaît à l'évidence que la tradition connut et fixa l'emplacement de la Sainte Maison où « le Verbe s'est fait chair », car elle se rattache au premier noyau de chrétiens dont on ne saurait suspecter l'existence.

La parenté du Seigneur, "de braves campagnards"...

Bien plus, les trois premiers siècles ont enregistré la descendance « des parents du Seigneur ». Sous l'empereur Domitien (81-96), ils sont notés comme de "braves campagnards"  tandis que Jules l'Africain (225) signale que des chrétiens de Nazareth et du village voisin Kochaba (village chrétien bien connu à l'entrée de la Galilée, dont le nom signifie l'étoile en araméen et où était conservé le souvenir de Jésus enfant et des Mages venus enquêter sur la nativité), qui étaient apparentés à la famille de Jésus, se faisaient une gloire de l'exprimer dans leur patronyme.

 

Pendant la persécution de l'empereur Dèce (249-251) un chrétien nommé Konon martyrisé en Phrygie affirmait devant le tribunal : «Je suis originaire de Nazareth en Galilée et ma famille descend du Christ que nous servons depuis toujours».

 

Après l'échec du soulèvement des juifs, sous la conduite de Bar Cochébas (+136), que l'empereur Adrien noya dans le sang, la Galilée devint le centre inaccessible de leur fanatisme religieux tandis que Nazareth était choisie comme siège de l'une des vingt-quatre classes sacerdotales d'lsraël.

 

Toutefois les traditions locales trouvèrent un regain de vitalité dans la lutte que les chrétiens engagèrent contre les juifs pour conserver leurs propres croyances. Les trois premiers siècles ont donc accumulé une grande variété de preuves à l'appui de l'authenticité de la tradition.

 

Et le jour où les chrétiens recouvrent leur liberté d'action ils ne craignent point de recourir aux sources de l'archéologie pour répondre aux exigences de la science moderne.

 

En effet, l'authenticité du sanctuaire de l'Annonciation était mise en doute depuis que le Rév. Kopp était intervenu au nom de la science, en 1938. Ses réserves, fondées sur l'exclusivisme archéologique, avaient ému l'opinion qui réclamait une mise à jour des arguments traditionnels.

Face aux doutes sur l'emplacement de la grotte de l'Annonciation, une étude archéologique exhaustive

L'occasion d'une étude archéologique exhaustive se présenta lors des travaux préliminaires de la reconstruction du Sanctuaire en 1955. L'entreprise fut confiée au P. Bellarmino Bagatti, O.F.M., palestinologue éminent, qui étendit ses recherches au champ d'antiquités sur lequel doit s'élever le sanctuaire; l'étude de la Grotte de l'Annonciation n'entrait point dans le cadre des fouilles.

 

La Nazareth de l'Evangile apparut bientôt délimitée visiblement par une zône de tombeaux juifs de l'époque tandis que l'absence d'éléments archéologiques déterminait le site reconnu par la tradition.

 

Le résultat était d'importance. S'il se résume à la découverte de quelques pauvres maisons groupées sur la pente d'une colline encerclée par deux ouadi, il met fin à la fantaisie qui invitait le pèlerin à chercher la Nazareth de l'Evangile au haut d'un belvédère insignifiant.

 

La tradition place précisément le lieu de l'Annonciation à l'extrémité du champ de fouilles, au point où la pente se précipite dans la vallée par un escarpement de plusieurs mètres.

 

La démolition de l'église construite en 1730 facilita les recherches archéologiques tandis que les fouilles produisirent les restes des édifices successifs mettant à jour les pages glorieuses du sanctuaire; la découverte de la fondation primitive assise sur le rocher confirmait les données du problème historique.

 

Les transformations que les besoins du culte ont fait subir au lieu originel au cours des siècles sont apparues pour mettre en lumière l'authenticité de la tradition. Les environs immédiats de la Grotte de l'Annonciation ont révélé la présence d'habitations; des pressoirs ou des réservoirs creusés dans la pierre vive et reliés par des canaux à des citernes inférieures se retrouvent dans la zone explorée. Une vasque à gradins revêtue d'enduit imperméable capable de contenir le vin fut récemment découverte à proximité de la sainte Grotte, avec son conduit à une citerne.

 

D'ailleurs, plusieurs grottes creusées dans le roc portent la marque incontestable de leur affectation comme dépendances d'habitation. Quelques-unes même conservent des traces évidentes de la maison à laquelle elles étaient reliées ou elles communiquaient par un escalier grossièrement taillé dans la pierre.

 

A côté de cette justification archéologique des lieux, les fouilles ont permis d'établir une chronologie qui précise les données de la tradition. Une poterie abondante et strictement authentique - plusieurs pièces ont été retrouvées en état de parfaite conservation - affirme l'existence de la Nazareth de l'Evangile aux temps même du Christ.

Le sanctuaire de la Grotte dite de l'Annonciation

Une autre conclusion de ces découvertes s'impose: les grottes, découvertes et étudiées avec soin, sont des annexes de maisons plutôt qu'une partie d'habitation. Leur destination apparaît clairement dans une foule de détails qui vont de la citerne aux anneaux fixés aux parois pour y attacher les animaux. D'autre part, l'absence d'un foyer et d'ustensiles ménagers exclut toute hypothèse de leur utilisation comme habitation.

 

Il semble que telle était la destination de la Grotte dite de l'Annonciation et par suite, que la légitimité du culte dont elle est l'objet dans l'histoire du sanctuaire soit contestable parce que l'importance ne remonte qu'aux croisades. Sa transformation en chapelle dont la voûte et la petite abside sont creusées dans le roc, est très ancienne.

 

Deux autres grottes attenantes furent également dédiées au culte depuis des siècles, l'une appelée tombeau de saint Joseph et la seconde chapelle de l'ange. La transformation de ces trois grottes remonte probablement à l'ère de constructions du Vè siècle quand fut erigée l'église byzantine bien qu'il ne soit pas aisé d'établir la relation entre les deux faits.

Ère de constructions: les explications de l'archéologie

L'archéologie se devait de résoudre le problème de continuité de la tradition dans la période qui va de Constantin au Vè siècle.

 

Le champ des recherches avait l'allure d'un palimpseste détérioré dont la lecture présentait d'énormes difficultés. Aussi ne faut-il pas se hâter d'en appeler à des conclusions définitives car la détermination des édifices qui marque le lieu de l'Annonciation repose sur des hypothèses scientifiques.

 

Les fouilles entreprises par le P. Bagatti ont démontré que l'église byzantine n'appartient pas à la première période des constructions successives du sanctuaire marial. Elle semble s'élever sur une construction antérieure dont elle aurait conservé le pavé d'un niveau différent. De plus, les points de rencontre avec les grottes accusent des matériaux plus anciens, ainsi que l'élargissement de l'escalier qui conduit au tombeau de saint Joseph.

 

Mais l'élément déterminant, selon le P. Bagatti, est l'emploi de matériaux usagés dans la construction de l'église et du monastère byzantins. Des fouilles plus récentes ont apporté une confirmation à l'hypothèse du savant palestinologue. En effet, le pavé en mosaïque de l'église byzantine du Vè siècle reposait bien sur les dalles d'une église antérieure. Celles-ci également en mosaïque étaient ornées de motifs religieux; ce détail assure de leur ancienneté parce qu'en 429 l'empereur Théodose II défendit l'emploi de la croix dans la décoration du pavé des églises.

 

De plus, le pavé antérieur de mosaïque reposait lui-même sur un lit de belles pierres carrées dont plusieurs portent encore des traces de la couleur qui les décorait; elles sont identiques aux pierres de taille trouvées au cours des fouilles de 1955 faisant corps à des pans de murs de la construction du Vè siècle.

 

Il est donc prouvé maintenant sans aucun doute possible que l'église byzantine fut construite sur un autre édifice en pierres de taille et bien décoré et que ces pierres furent utilisées dans la construction postérieure. La Tradition parle de la conversion de presque tout Nazareth à la suite de celle des cousins José et Simon de Jésus, lors de la Passion, à Jérusalem.

 

Une imposante documentation archéologique projette sa vive clarté sur cette époque. En effet, sous la mosaïque de la nef centrale, une grande quantité de fragments de murs peints ou décorés fut recueillie; rassemblés, ils forment un ensemble de trois mètres carrés et permettent de constater les restes d'une décoration florale géométrique fort bien exécutée. Sans aucun doute, cet édifice était dédié au culte religieux car plusieurs fragments - au moins une cinquantaine - portent encore le monogramme du Christ.

D'autre part, la tradition littéraire confirme l'existence de cet édifice pré-byzantin

L'Anonyme de Plaisance notait en 570 que la «maison de Marie avait été transformée en Basilique».

 

Un siècle plus tard Arculfe spécifiait que la Basilique « s'élevait sur le lieu même de la maison en pierre où se déroula l'Annonciation ».

 

La concordance de ces deux textes prolonge la tradition pour établir l'authenticité de l'église byzantine et la localisation du culte dont la sainte maison faisait l'objet. Dans ce parfait accord de l'archéologie et de l'histoire, saint Epiphane de Salamine apporte un témoignage fort intéressant au sujet de Joseph, comte de Tibériade, qui fit construire une église à Nazareth dès le IVè siècle.

 

Arrivé à un âge avancé, il raconta à saint Epiphane qu'il avait obtenu personnellement de l'empereur Constantin l'autorisation de « construire des églises du Christ dans les villes et villages où la chose avait été jusqu'alors impossible » vu l'hostilité déclarée des juifs. Il avait réussi à le faire à Tibériade, à Séphoris, à Capharnaum et dans d'autres villes, dont Nazareth était sans doute du nombre.

 

La belle église byzantine, due probablement aux largesses d'un certain Conon dont une inscription retrouvée dans les fouilles rappelle le patronage, avait trois nefs et un vaste atrium; elle ressemblait jusque dans les détails à l'antique église de Gethsémani.

 

Selon le P. Bagatti, sa construction remonte au tout début du Vè siècle. Elle contenait en son intérieur la maison de l'Annonciation comme la basilique de Lorette conserve aujourd'hui les murs de cette maison.

 

Le sanctuaire de Nazareth attira les fidèles qui, nombreux, se rendaient au lieu de l'Annonciation pour y faire leurs dévotions et vénérer les reliques pieusement conservées.

 

Le témoignage de l'affluence des pèlerins dans la seconde partie du premier millénaire est rendu par l'Anonyme de Plaisance en 570 et par l'écrivain arabe El Ma'soudi en 943.

 

L 'histoire de ce lieu de pèlerinage ne diffère guère de celle des autres sanctuaires de Palestine: soumis à la cupidité des chefs locaux, ils étaient exploités et condamnés à une lente agonie depuis que le conquérant musulman avait défendu la restauration des édifices religieux.

La Basilique des Croisés

A l’arrivée des Croisés la ville de Nazareth était un champ de ruines. Saewulf en rend le témoignage pour s’étonner ensuite d’y avoir admiré le monastère superbe qui s’élevait sur le lieu de l’Annonciation, en 1102. Le sanctuaire apparaît ainsi comme le premier édifice érigé par les croisés. D’ailleurs, sa reconstruction fut sans doute la première entreprise de Tancrède, crée prince de la Galilée, appréciant le privilège d’attacher son nom à cette œuvre pie.

 

Majestueuse, la Basilique à trois nefs harmonisait ses lignes à sa masse imposante. L’hégoumène russe Daniel, pèlerin de Nazareth en 1106-1107, s’émerveille devant cette « église grande et élancée qui domine le paysage »...

 

En fait, il s'agit d'une église surélevée qui gardait intacte dans sa crypte la Maison vénérée depuis le premier siècle.

 

Dans le nouveau sanctuaire, la Grotte est devenue le centre de la dévotion des pèlerins. Contrairement à la tradition qui n’a cessé d’affirmer que l’église byzantine s’élevait sur l’emplacement de la maison en pierre de Marie et l'incluait ; la basilique des croisés est érigée au dessus d'une crypte qui conserve la grotte et la maison et des bases ds murs de l'antique église. Son élévation permit de mettre le choeur au-dessus de la grotte et la croisée du transept au dessus de la Maison !

 

Toutefois ce n’est pas un sujet d’étonnement car l'entrée de la Grotte, annexe de la sainte Maison et celle-ci, représentaient pour les croisés - avec ses deux colonnes de soutien conservées- une relique authentique ; après la disparition de celle-ci dans les ruines, les habitants et les pélerins visitaient la crypte gardant à la piété des fidèles les souvenirs les plus précieux de l’Evangile et de la Tradition.

 

Elevée à la dignité de cathédrale par le transfert du siège épiscopal de Beisan à Nazareth, la basilique (tant qu'elle fut debout) de l’Annonciation connut alors un ère glorieuse : des marbres, des mosaïques et des fresques dont tant de fragments ont été identifiés dans les fouilles, en avaient fait l’une des plus belles églises de la Palestine.

Décadence et ruine à la chute du Royaume latin

La chute du Royaume latin (1187) ne provoqua aucune explosion de vandalisme grâce à la modération du sage vainqueur Salah ed-Dine - Saladin -  qui céda à la recommandation des Arméniens de conserver les monuments chrétiens mais d'en faire payer la visite aux pélerins et d'en faire ainsi une source de revenus sur les dhimmis.

 

Cependant le clergé européen dut s'exiler et la Basilique resta abandonnée jusqu'en 1192. Hubert Walter, évêque de Salisbury, obtint alors du Sultan le rétablissement du culte dont furent chargés deux prêtres latins et quelques prêtres orientaux.

 

La situation s'améliora au traité de paix conclu en 1229 entre Frédéric II et le sultan Melek el-Kamel pour se normaliser par le traité de 1250; celui-ci rendait aux chrétiens Saphed, Séphoris et Nazareth avec les villes du littoral depuis Jaffa jusqu'à Sidon.

 

Une ère de paix permit la restauration du culte et de la ferveur liturgique dans le sanctuaire. Le chroniqueur Godefroi de Beaulieu a décrit la splendeur des cérémonies de la fête de l'Annonciation à laquelle assista avec une piété communicative saint Louis, roi de France, en 1251. La paix ne fut pas de longue durée car en 1263 l'émir Alah ed-Dine s'empara de Nazareth et, sur l'ordre du féroce Bibars, sultan d'Egypte, abattit la basilique.

 

La destruction fut si radicale que le pape Urbain IV, notifiant le triste événement à saint Louis, pouvait écrire que « la belle église complétement détruite était rasée au sol». Sans parler de la crypte. L'église si visible (ce que ne supportaient pas les musulmans) disparut, sans probablement atteindre la crypte conservant les reliques de la Maison de la Vierge.

 

Au témoignage de l'historien arabe Abou el-Feda, l'apostasie fut imposée aux chrétiens et un terrible carnage noya dans le sang la communauté restée fidèle au Christ. Peu après le prince Edouard d'Angleterre (rappelons que le pélerinage de Wilsingham honoré par les rois d'Angleterre développait chez eux une tradition de liens directs avec Nazareth) voulut venger les massacres et les destructions ordonnés par Bibars et traita aussi férocement les musulmans.

 

Nazareth entra alors dans une longue phase de désolation et d'abandon. C'est précisément avant cette époque que s'affirme la pieuse tradition de la sainte maison de Lorette, entre la visite de saint Louis et la destruction de Bibars. Les graffiti judéo-chrétiens, byzantins et croisés de cette Maison attestent -avec les pierres du pays- une origine que le scientisme du 19e siècle refusait à cause de sa composante miraculeuse.

 

Cette Maison est complètement ajustable à la grotte actuelle et les dimensions sont confirmées aussi par une révélation du XIe siècle qui conduisit à en faire une reproduction en bois conservée à Walsingham en Angleterre où un pélerinage marial a conservé jusqu'à aujourd'hui ses dimensions identiques à celle de Lorette et de Nazareth.

 

On notera que l'authenticité de la Maison de Lorette n'a été mise en cause que dans le 19e siècle, hors d'Italie et en ignorant les faits bien attestés historiquement par une enquête  faite sur place et à Nazareth par une commission d'authentification de notables religieux du lieu. Les pierres et le type de construction attestent une construction de Galilée à une date antérieure à Jésus-Christ et les graffitis attestent de sa vénération à Nazareth, après l'Annonciation et jusqu'aux croisades.

 

Ne dirait-on pas une protestation du monde chrétien contre un si total abandon du sanctuaire de l'Annonciation? Sous les ruines amoncelées de la Basilique, la Grotte creusée dans le rocher était restée presque intacte; le fait suggérait même à Ricoldo de Monte Croce qui la visita en 1294, l'idée d'une intervention miraculeuse.

 

Elle était devenue le sanctuaire vénéré par les pèlerins, comme en témoigne le dominicain Burchard du Mont Sion qui avait pu y célébrer la fête de l'Annonciation de 1283. Cependant l'accès de la Grotte était soigneusement gardé, affirme Guillaume de Boldensel (1336), et les Musulmans, on l'a dit, exigeaient un droit d'entrée. La situation se cristallisa dans l'immobilisme exaspérant qu'imposait le fanatisme religieux et dont la convoitise tirait parti.

 

Dès la fin du XIVè siècle, on pouvait remarquer d'étranges pèlerins parcourir les rues de Nazareth; on les appelait «frères de la corde». Ils ne se présentaient point avec la morgue des «latins envoyés en mission spéciale» mais, gens simples, ils se sacrifiaient sans compter. Maltraités, chassés ou mis à mort, eux-mêmes ou leurs frères revenaient sans cesse auprès de la sainte grotte pour nourrir les fils de leurs persécuteurs ou les soigner comme de bons samaritains en temps de peste. Ils mendiaient une seule chose, une faveur insolite: qu'on leur permette d'attendre!

Grâce à la détermination patiente des Franciscains

La croisade sans armes d'une fidélité poussée jusqu'à l'héroïsme s’ébauchait. L'attente dans ces conditions était une mort lente que les «frères de la corde» ont affrontée victorieusement pendant trois cents ans.

 

En 1620, frère Thomas de Novare, descendant de ces héros inconnus, réussit à obtenir de l'émir Fakhr ed-Dine, prince du Liban et commandeur de la Galilée, la propriété du champ de ruines de l'antique basilique. Il entra ainsi en possession juridique et définitive de la sainte Grotte qui devint dès lors l'église conventuelle des Franciscains accourus nombreux s'établir dans une habitation de fortune parmi les décombres.

 

Un siècle plus tard (1730), avec le consentement tacite de l'autorité locale acheté à prix d'or, ils profitèrent de la bienveillance relative du Cheik Daher el-Amer pour construire une église qui recouvrit la sainte Grotte. Comme le permis de construction déterminait que les travaux devaient être exécutés en sept mois, l'église fut très modeste.

 

Elle fut démolie récemment pour permettre la construction d'un sanctuaire plus digne du mystère de l'Incarnation; les plans furent approuvés et bénis par le Saint-Père Jean XXIII.

 

L'histoire réelle de Nazareth, celle qui domine les vicissitudes du sanctuaire de l'Annonciation, revit dans sa plénitude quand, chaque soir à la fin du jour, la cloche de l'Angelus, du campanile de toutes les églises du monde chrétien, lance son message de Rédemption.

 

Le temps ne court plus car la terre reçoit la visite de Dieu qui remplit l'espace des mondes. Nazareth redevient alors l'humble fleur des champs car l'ombre du crépuscule s'étend et voile son coloris pour la confondre avec les autres villes. Mais l'âme se laisse prendre à sa poésie qui touche le ciel étoilé de la Galilée de la «Servante du Seigneur »…

 

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