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Vie à Nazareth au quotidien
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Sens variés pour le nom de Nazareth

Pour comprendre ce que signifie et suggère la parole "Nazareth", il faudra tenir compte de tout l'ensemble de la Torah écrite et de la Torah orale (la tradition juive).

Nazareth a pour racine נָצַר "Natsar", une racine qui a trois sens principaux :

 

1- « Garder »

Parmi les nombreux sens de la racine נָצַר "Natsar", on trouve: "garder, protéger / surveiller, soigner / cultiver... Nazareth est donc "celle qui garde !"

 

2- « Ermitage »

Mais surtout cette racine a pris un sens religieux d'"ermitage" et exprime le côté sacré des maisons des nazoréens, ceux qui par vœu ou par naissance ont un rôle religieux et national (les deux rôles sont liés dans la tradition biblique).

Au-dessus de la forteresse royale dans l'étouffante plaine de Meggido, Nazareth est un lieu de retraite comme en ont les princes de tous les royaumes.

 

3- « Couronne » donc ce mot évoque la famille de David, ou un consacré (nazir), ou des époux qui sont couronnés le jours du mariage (donc aussi l'Epoux des noces de l'Alliance).

 

Que garde donc Nazareth ?

 

Le nom de Nazareth rappelle que Dieu est le « gardien » de son peuple(Isaïe 27, 2-3).

"En ce jour là, la vigne à vin [entendez - mon peuple - expression courante chez les prophètes pour parler du peuple de Dieu], entonnez pour elle ! Moi, le Seigneur, j'en suis le gardien "Notsra"...pour qu'on ne lui fasse pas de mal, nuit et jour, je la garderai, "Etsorènnah". (Is. 27:2-3) .

 

Dieu, riche en grâce et en fidélité, « garde » son amour (Exode 34, 7)

Il y a dans le texte hébreu de la Bible écrite quelques lettres qui ont été recopiées par les scribes "en très gros caractères", dans une taille qui déborde le texte, ce qui a pour fonction d'attirer l'attention sur ce qui va suivre.

Tel est le cas de la première lettre du verset 7 du chapitre 34 de l'Exode, où il est dit du Seigneur qu'il "garde - en hébreu 'Notser' - sa grâce à des milliers." Or ce verset fait partie de la déclaration d'identité que le Seigneur fait de lui-même à son serviteur Moïse: "Le Seigneur, le Seigneur, Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère riche en grâce et en fidélité; qui garde son Amour à des milliers..."

Cette lettre se trouve au cœur d'une énumération de ce que les juifs appellent "les treize attributs du Nom du Seigneur". Et selon l'affirmation de Rabbi Eisenberg, "chaque fois qu'un juif prononcera cette parole des treize attributs, Je pardonnerai, dit le Seigneur !" Depuis des siècles lors de la grande célébration du Yom Kippour (supplication pour demander le pardon) on récite et on répète plusieurs fois cette manifestation du Seigneur à son peuple.

Chaque fois que le juif entend ce que le Seigneur a confié de son Nom à Moïse et à son peuple avec le Notser, le nom de Nazareth est dans son cœur.

 

Le chrétien devrait-il sous prétexte qu'il n'est pas juif ignorer cette longue tradition qui fait de Nazareth la gardienne de la grâce et de la tendresse de Dieu, alors qu'il sait que l'Ange Gabriel a appelé Marie la Mère du Seigneur: "la Comblée de grâce" ?

 

Les sens complémentaires du terme "Nazor": « ermitage » et « couronné »...

Il importe de bien comprendre le midrash judéo-chrétien de Matthieu : "il sera appelé Nazoréen" en revenant d'Egypte. Ce n'est pas un mot araméen mais un mot hébreu signifiant "consacré", "à l'écart" d'où le sens d'ermitage, de lieu où l'on se retire avec la terminaison "et".

 

La mise à l'écart volontaire (nazir ou nazor) s'exprime par la tonsure des cheveux qui ne laisse qu'une couronne de cheveux. "Nazor" signifie et désigne le naziréat mais aussi la couronne princière ou le diadème précieux qui marque une consécration.

 

Le livre de la Sagesse annonce prophétiquement la cause de la "retraite à Nazareth" en disant qu'en revenant d'Egypte (Mt 2,15 et Osée 11, 1) et fuyant le fils d'Hérode régnant à Jérusalem, Jésus devient le couronné d'un diadème car Hérode et Archelaüs dans leur orgueil de régner sont morts spirituellement (Sagesse 4, 20-5, 14) et le Seigneur a pris soin de Jésus pour le faire échapper à leurs mains et recevoir la couronne royale de gloire et le diadème de beauté (Sagesse 5, 15-16). Jésus peut vraiment être appelé celui qui a reçu le diadème, la couronne royale dans la retraite de Nazareth, une image qu'on retrouve développée à la fin d'Isaïe (Isaïe 61,7-10) et du psaume 132 (Ps 132, 17-18).

 


Père Michel Cuënot

Lire aussi : Marie Vidal  "Un juif nommé Jésus", p.144

 

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